Sauter au contenu

Les hommes viennent de Mars, les femmes de Venus, et moi je suis SamSam

janvier 20, 2012

Cette réflexion, pas saugrenue du tout, m’est venue alors que j’observais mon fils péter sur commande dans son bain. Pour l’excuser, il faut dire que les rires de sa soeur motivaient grandement son pot d’échappement, à moins que cela ne soit les choux ingurgités au déjeuner. Je me demandais si cette misou-mizouisation n’étaient pas le fruit d’un héritage génétique coté paternel car j’étais bien incapable de mon côté de péter sur commande. “Si ce n’est point moi, c’est donc ton père” me disais-je et puis il est bien connu que seuls les hommes ont les compétences requises pour lâcher les gaz quand ils le souhaitent.

Je me suis moi-même effrayée par cette remarque et j’ai alors compris que j’étais doucement en train de tomber dans la Graytinisation, moi qui avais toujours refusé cette supposée évidence selon laquelle j’aurais épousé un martien. Je fus tentée d’aller chercher sur internet la preuve qu’une fille pouvait sur commande faire parler ses intestins mais j’ai renoncé (j’avais pas encore dîné) et puis je savais que ça existait, ça devait suffire.

Je dirais même que tout le monde sait que ça existe du coup je me demande pourquoi on s’obstine à trouver ça drôle de vouloir nous rendre extraterrestres les uns aux autres.

Ce n’est pas que ça ma saoule (il n’y a que l’alcool qui ait cet effet chez moi) mais je la trouve légèrement exaspérante cette référence “Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus” alors que dans ma vie …

J’en ai consolé des mecs dévastés par le chagrin
J’en ai rassuré des mecs qui ne se trouvaient pas beau
J’en ai écouté des mecs  qui avaient besoin de se confier
J’en ai conseillé des mecs sur la veste/ pantalon/ chemise à porter
J’en ai raccompagné des mecs chez eux en voiture (et à l’époque j’avais même pas de GPS)

Et la liste pourrait ainsi défiler des heures et des heures de contre-exemples martiens.

Soyons honnêtes. Si un homme refuse d’aller faire les soldes avec sa femme sous prétexte que c’est un truc de bonne femme, ce n’est pas parce que c’est un homme, c’est parce que c’est un con. Et si une femme refuse d’aller au kart avec son homme en déclarant que “elle n’a pas le désir viril de s’affronter aux autres”, ce n’est pas parce que c’est une femme, c’est parce que c’est une conne.

Et moi je suis SamSam.

Les meilleures blagues se font dans le métro

janvier 18, 2012

Ca aurait pu être un mauvais titre de livre mais j’ai préféré en faire un bon titre de post.

Parlons inspiration, non pas celle qui consiste à faire rentrer de l’air dans nos poumons (surtout que je suis très mal placée pour en parler en ce moment, étant donné que j’ai une barrière de mucus dans le nez qui entrave fortement cette action mais je le fais quand même, question de survie il paraît) mais celle qui consiste à faire rentrer des idées dans le cerveau.

Si j’étais gardienne de prison zhytologue ou mère célibataire taxidermiste, je pense que je n’aurais aucun mal à trouver l’inspiration mais voilà, si je n’étais pas madame Lambda, je serais certainement miss Toulemonde et je suis persuadée qu’un écureuil empaillé est plus inspirant qu’un enfant vivant.

Je n’ai pas découvert de méthode révolutionnaire pour l’inspiration, je dirais plutôt que c’est elle qui m’a trouvée. J’ai eu une période de passage à vide dans mon existence, une époque où je me lassais des mots fléchés et où personne n’avait encore réalisé que les sudokus pouvaient plaire aux occidentaux. Résultat, je m’ennuyais ferme dans le métro.

Ce n’est pas parce qu’on a rien à penser, qu’on doit fermer ses synapses. Et de stations en stations, de changements en changements, j’ai fini par avoir l’Illumination.

Voilà, en condensé, ce qui peut arriver dans mon esprit alors que mon corps suit une ligne toute tracée appelée A.

“Il est 8 heures du matin et ce monsieur à côté de moi sent le nem. Peut être qu’il a mangé des nems au petit déjeuner. Existe t-il un nouveau régime à base de nems dont je n’ai pas connaissance ? Ou alors il transpire du nem ? Ou alors ce sont les nems qui sentent la transpiration ? A moins que ce ne soit un trafiquant de nems et il en cache sous ses aisselles. Ca expliquerait la forme des nems d’ailleurs. Et si le vrai secret des nems serait de les rouler sous les aisselles, comme dans le film Le père Noël est une ordure, sauf que là c’était pas des nems mais un gâteau, c’était quoi le nom déjà ? Le Blougiboulga ? Ah non ça c’était le gâteau de Casimir ! D’ailleurs il devait drôlement transpirer Casimir. Pourquoi je parle de lui au passé ? On ne sait pas s’il est mort Casimir en réalité. Pas plus qu’Elvis Presley. Peut-être qu’Elvis et Casimir sont aujourd’hui au même endroit, une sorte de Club Med des personnes décédées qui ne le sont pas vraiment. Je devrais faire un article là-dessus, sur l’après-vie de Casimir et Elvis Presley dans un Club Med inconnu des vrais vivants, avec un Bruce Lee qui fait des nems. Mouais, en fait c’est complètement con comme article. Cool ! C’est complètement con !”

Voilà pourquoi ce blog devrait être classé dans la catégorie Blogs de connerie à transport souterrain.

D’où ma question : les agents de la RATP sont-ils tous blogueurs ?

La vérité si tu mens

janvier 14, 2012

Alors que le second ne décroche toujours pas un mot (cf. Parlez-moi d’amour), l’aînée de la famille du haut de ses 5 ans, 5 mois et 4 jours a intégré la notion de mensonge. Je me demande même si les deux éléments ne sont pas liés, il est plus facile d’accuser quelqu’un privé de paroles, prêt à accepter sans broncher et à endosser avec le sourire (s’il continue comme ça, mon fils a un avenir prometteur en prison).

Evidemment le mensonge est horripilant, surtout quand il est aussi mal ficelé, qu’il y a au moins deux témoins à charge et que les preuves s’accumulent (au contraire de son frère, ma fille ferait une détenue épouvantable mais une femme femme politique remarquable). Ce qui est encore plus énervant, c’est qu’elle accompagne son forfait d’un tonitruant :

Non mais je te jure hein !

Ce à quoi je réponds :

- Tu t’appelles pas Marie-Thérèse !

Ce à quoi elle ne répond rien.

Boum !

Boum serait le bruit de mon corps tombant dans le fossé générationnel car ma réponse, si drôle soit-elle pour les plus de 30 ans, n’a strictement aucun sens pour une petite fille de 5 ans, 5 mois et 4 jours. Après le fossé, l’impasse. Il faudrait que je lui explique l’histoire de Marie-Thérèse, celle qui est enceinte sans avoir couché dans La vie est un long fleuve tranquille mais ça fait partie des discussions non grata à la maison vu qu’on a décidé de ne pas se substituer à la cour de récré de l’Education Nationale pour inculquer à nos enfants le cycle de la vie.

Heureusement, pour tous les parents dans l’impasse comme c’était mon cas, des hommes et des femmes ont inventé contes et fables pour faire comprendre à nos enfants touts les subtilités de la vie sociale (et aussi nous imposer un pénible rituel du coucher mais c’est une autre histoire). Tel un MacGyver de la narration, j’ai donc pris un bout d’Esope que j’ai greffé avec du Chatiliez pour me sortir de ce bourbier éducatif.

Reprenons donc la conversation mère-fille là où on l’avait laissé.

- Oui, Marie-Thérèse, parfaitement ! Ah ah ! Tu réponds pas parce que tu ne connais pas l’histoire. Alors, assied-toi et laisse-moi te conter l’histoire de Marie-Thérèse qui criait au loup. Marie-thérèse était une bergère qui s’ennuyait et qui, pour tromper son ennui, s’amusait à crier au loup pour que tous les villageois viennent à son secours …. 

Bla, bla, bla.

C’est vrai que ce n’est pas beau de mentir mais quand la vérité est moche, il faut bien s’adapter.

Le jour où j’ai commencé à lire les blogs beauté

janvier 11, 2012

Je m’en souviens précisément, j’ai commencé le 2 janvier 2012 suite à ma résolution du 1er janvier 2012 de devenir plus féminine (cf l’article du 3 janvier 2012 Prendre des gants avec moi). Les 101 personnes ayant déjà lu cet article (cf stats WordPress du 4 janvier 2012) sont exemptés de cliquer sur le lien précédent.

La crise aidant (et ça ne date pas du 5 janvier 2012), je voulais éviter la déshydratation irréfléchie de mon porte-monnaie avant de me lancer dans la régénération de mes produits de beauté. C’est ainsi que j’ai mis au point un programme préparateur continu pour trouver les bons produits. Jusqu’à présent, je n’avais jamais réussi à finir un pot de crème, à part la fraîche et je m’en voulais vraiment d’avoir causé autant de rides profondes dans mon compte en banque.

J’ai débuté ce programme en cherchant autour de moi les peaux les plus saines et je leur ai demandé si elles n’étaient en possession d’échantillons précieux dont je pouvais prendre soin. C’est ainsi que j’ai récolté différents nectars qui promettaient tout, et bien plus encore, une sorte d’émulsion esthétique.

echantillons

Matin et soir, je prends donc un de ces élixirs  au hasard et après avoir posé mon diagnostique positif sur certaines d’entre elles, je surfe sur le net à recherche d’avis sur leur susceptible efficacité.

Un mot avant d’entrer dans l’épiderme du sujet tout de même : il existe des crèmes de jour pour les cheveux, des soins de teint qui sont des correcteurs et non des fonds de teint, des bases lissantes, resurfaçantes, énergisantes, qui, comme leur nom ne l’indique pas, ne sont pas à mettre à la base. Si vous pouvez éviter de commettre les mêmes erreurs que moi, j’aurais au moins l’impression d’avoir été un actif correcteur.

C’est à partir du 6 janvier 2012 que j’ai compris certaines choses sur les blogs beauté. Si vous pensez réellement que je vais écrire une tartine sur la futilité des blogs beauté, vous vous méprenez lourdement. Un peu de fermeté dans vos jugements, que diable !

Dès le 7 janvier 2012, je me suis laissé imprégner par ces blogs, j’ai fait passer les fluides et j’ai considérablement enrichi mon vocabulaire.

Lire les blogs beauté, c’est un peu comme quand, après avoir vu votre médecin et reçu en retour le nom de votre maladie inconnue de tous , vous surfez sur le net à la recherche de détails sur le mal qui vous frappe. J’ai par exemple appris qu’il existait des crèmes comédogènes, ou plus précisément des crèmes non comédogènes mais ça revient au même, si certaines crèmes sont non comédogènes alors d’autres sont comédogènes sauf que ce n’est pas marqué dessus. C’est vrai qu’il est beaucoup plus difficile de vendre une crème quand il est noté dessus “Perfect Illusion Actif correcteur rides et pores dilaté résultat immédiat donne des boutons” ou “Soin hydratant apaisant anti-stress anti-ages anti-rides donne des boutons“. Si j’ai bien saisi la subtilité, dès qu’on ne lit pas non comédogène, ce qui est le cas pour 100% des échantillons que j’ai reçus, cela signifie qu’on s’expose à la venue de boutons non désirés. Non, sans blague, des crèmes de beauté dont le résultat est l’apparition de boutons et points noirs. Y’a comme un truc qui m’échappe.

J’ai aussi appris qu’on trouvait des tas d’ingrédients pas jolis-jolis dans les crèmes de beauté, des trucs vraiment moches pour vous rendre belles mais aux noms tellement compliqués qu’on est apaisé de ne pas avoir fait d’études de chimie. J’ai fini par flipper, par imaginer que tous les fabricants de produits de beauté étaient des docteurs PIP en puissance et que, sans le savoir, je me massais consciencieusement la peau tous les jours avec de l’huile de vidange et du sérum de déchets nucléaire. Il faudrait donc s’obliger à lire la quatrième de couverture des crèmes de beauté (moi qui abhorre cela, ça tue le suspense) et surtout y comprendre quelque chose aux dicaprylyl, propylene, pelargonium, cetearyl, tocopherol et autres propanediol.

D’où ma question : les blogueuses beauté gagnent-elles toujours au Scrabble ?

Ushering in banality de Jeff Koons

janvier 7, 2012

Bine que le sujet ne soit pas facile, je reprends la rubrique Achtung Contemporain qui est, je vous le rappelle, destiné à tenter de comprendre des oeuvres artistiques contemporaines majeures. Lors de ma dernière tentative La Nona Ora de Maurizio Cattelan, une lectrice avait proposé que je me penche sur la question de l’oeuvre de Jeff Koons Ushering in Banality

1 Vision

2 Impressions

Bien que je sois complètement novice en art contemporain (et c’est là tout l’intérêt de cette rubrique), j’ai déjà entendu parler de Jeff Koons que j’apparente à un artiste faisant l’apologie du kitch. Quand on regarde l’oeuvre Ushering in Banality, c’est bien la première chose qui me vient à l’esprit “Mais Qu’est-ce que c’est kitch ! Mais qu’est-ce que c’est moche ! J’en voudrais pas dans mon salon !” (en vrai, j’aimerais bien l’avoir dans mon salon, me doutant que cette sculpture a plus de valeur que mon rhinocéros en bois ramené d’Indonésie). Ushering in Banality me transporte à une époque ultérieure, lorsqu’enfant, j’observais envieuse les personnages en biscuit de porcelaine protégées derrière des portes vitrées. Que ce soit chez ma grand-mère, chez une vieille tante ou chez n’importe quelle personne âgée que mes parents m’obligeaient à visiter pour des raisons qui resteront à tout jamais mystérieuses, on y retrouvait toujours deux éléments communs : de vieux boudoirs en guise de goûter et des personnages en biscuit de porcelaine qui représentaient au choix des angelots ou des bergères, allégories de l’innocence pure. En grandissant, le bon goût nous rattrape et ce que nos yeux d’enfant percevaient comme de précieux jouets d’adultes inutiles (parce qu’on ne pouvait jamais y toucher) deviennent alors des bibelots encombrants, allégories du mauvais goût sexagénaire.
A première vue, l’oeuvre de Jeff Koons pourrait faire partie de cette catégorie d’objets mais bien que reprenant les codes de  ces sculptures, on voit bien que quelque chose cloche, un peu comme s’il avait été cherché différents personnages provenant de ces bibelots pour en faire une oeuvre originale mais complètement absurde.
Ushering in Banality fait cohabiter un cochon dont le noeud autour du cou laisse présager qu’il  s’agit d’une offrande, deux angelots dont on ne sait pas très bien s’ils soutiennent le cochon ou le poussent vers un destin funeste et enfin un petit garçon, dont la présence est incongrue vu le costume qui s’apparente plutôt à une tenue destinée au sport d’hiver (si on remplaçait le cochon par une boule de neige, ça deviendrait tout de suite plus crédible), qui assure les arrières et aide les angelots à emmener l’animal. Bref, du grand n’importe quoi !

Alors voilà, je me demande, si les biscuits en porcelaine étant déjà du n’importe quoi et que Jeff Koons en fait également du grand n’importe quoi, cela ne reviendrait-il pas à multiplier de la négation et donc à revenir dans le positif. Comme si en ajoutant du kitch à du kitch, on s’éloignait du kitch pour en faire une oeuvre d’art contemporaine tout de même estimée à 3 200 000 $.

Comme la plupart des oeuvres contemporaines, même si on ne comprend pas ce que l’artiste a voulu dire, on en revient à se poser de bonnes questions : Qu’est-ce que le kitch ? Qu’est-ce que le bon goût ? Comme nos goûts changent continuellement, le bon goût serait-il inatteignable ? Et pire, est-ce qu’on ne passe pas sa vie dans le mauvais goût ?

3 Explications

Avec Ushering in Banality, j’ai senti que Dieu était de mon côté, et que je me moquais vraiment de ce que l’on pouvait penser de ce travail. J’y pense comme à quelque chose d’autobiographique. Ce petit garçon à l’arrière, c’était moi. Je débutais dans la banalité. J’ai senti que ce que je faisais était très moral et c’est pourquoi il y a là des chérubins.
Jeff Koons

Cette oeuvre est considérée par les experts comme une pièce emblématique de la production de Jeff Koons, elle marque un tournant dans sa carrière et même s’il semble que cette sculpture ait plusieurs explications et sens de lecture possibles, le plus “simple” consiste à dire que le bonheur selon Jeff Koons est de ne plus se soucier du goût d’autrui et d’aller au bout de ses idées.

Parlez-moi d’amour

janvier 6, 2012

Redites-moi des choses tendres …

A deux ans l’enfant devrait employer 304 mots.

La vérité ne sort pas toujours de la bouche des pédo-psychiatres.

J’en ai une preuve vivante à la maison : mon fils emploie six mots, il garde dans le palais les 298 autres. Mon fils étant très gourmand, je suppose qu’il préfère les garder pour lui plutôt que de les partager avec sa soeur.

silence

La vérité sort de la bouche des enfants.

En même temps, quand on ne sait prononcer que six mots, il n’y a pas de quoi se vanter. On n’a peu de chances de se tromper quand on appelle sa mère “Maman“, son père “Papa” et tous les autre “Hum, hum“.

Du coup, j’en suis venu à faire une petite digression dont seul mon cerveau embrumé en a le secret : plus le vocabulaire est limité, plus les possibilités de mensonge s’amenuisent.

Pour les prochaines présidentielles, je propose donc la création d’un dictionnaire spécifique à l’usage des politiques. Plus que le temps de parole, on devrait également légiférer sur le nombre de mots à utiliser.

Ca donnerait alors :

Moi donner bonheur toi
Moi France sortir crise
Moi pas augmenter taxes

ou “Moi acheter français

Finalement, vu la démonstration ci-dessus, on voit bien que ça ne les empêcherait pas de mentir mais ça aurait au moins le mérite d’être compris par tous, y compris des enfants.

La vérité est sortie de la bouche des politiques. Définitivement.

Parlez-vous le gant ?

janvier 4, 2012

Comme promis (car je tiens toujours mes promesses quand je réalise que je viens de les réaliser), voici la gestuelle propre aux gants en cuir.

Attention, n’essayez pas de reproduire ces gestes à la maison avec des gants en laine, molletonnés ou pire, des moufles car vous n’obtiendrez pas les mêmes résultats.

gant 6

Geste 1 : deux gants enlevés dans la même main
Signification : “Ta conversation n’aucun intérêt, je m’en vais
Les gants en cuir vous évitent de perdre du temps avec des gens ordinaires. 

gant 1

Geste 2 : Main gantée, doigt pointé vers quelque chose
Signification :  “Prenez la deuxième droite, le troisième feu rouge puis à gauche et vous serez rue Carnot.”
Les gants en cuir vous rendent intelligent.

gant 2

Geste 3 : gant serré dans une main gantée.
Signification :“Je te mate !”
Les gants en cuir peuvent être une arme de dissuasion. 

gant 3

Geste 4 : Main gantée, doigt en l’air.
Signification : “Hep taxi ! Hep monsieur l’agent, Hep jeune homme”
Les gants en cuir  mettent le monde à vos pieds.

gant 4

Geste 5 : se déganter
Signification : “Je suis au comble de l’érotisme mais ne rêve pas, je n’irais pas plus loin”
Les gants en cuir font de vous une bombe.

gant 5

Geste 6 : J’enfonce le gant en cuir au niveau des interstices.
Signification : “Tu veux te battre ?”
Les gants en cuir font de vous une warrior, enfin une warriorette.

gant 7
Geste 7 : On enfile ses gants en tirant bien
Signification : “L’heure de ta mort approche !”
Les gants en cuir peuvent aussi être une arme de persuasion. 

gant 8

Geste 8 : Main gantée, poing fermé et pouce en l’air
Signification : même ganté, ce geste reste ridicule.
Les gants en cuir ne font pas de miracle. 

Prendre des gants avec moi

janvier 3, 2012

[Mettons les choses au clair avant que les ayatollahs du vocabulaire ne se mettent à me poursuivre à coup de Bic, on peut dire prendre des gants, du moins c’est ce qu’on disait au 18ème siècle, avant de prendre des pincettes.]

Parmi les résolutions 2012, en plus d’apprendre le chinois et le hongrois avec un prof d’allemand (cf. post du 1er janvier), j’ai également entrepris de devenir plus femme. Je vous rassure, mécaniquement, il n’y a rien à ajouter ni à enlever, j’éviterai donc une opération de chirurgie esthétique pour obtenir des seins qui me couteraient un rein. Quand je dis « devenir plus femme », je sous-entends (ré)apprendre à maîtriser tous les attributs féminins tels que les soins, le maquillage, les cheveux, les bijoux, les talons hauts et les cupcakes (enfin non, pas les cupcakes, y’a une limite).

Carré au vent, headband sur la tête, stiletto dans la main, je me lance éperdument dans cette bataille, que je sais pourtant perdue d’avance. Le seul fait d’avoir décrété ce désir de féminité comme une résolution de l’année le rend totalement inatteignable, disons que si je tiens jusqu’au 14 février, on n’aura pas totalement perdu la guerre.

Depuis deux jours, je suis féminine donc, je fais partie de ces femmes qui lorsqu’elles sont fatiguées et déclarent « Je vais me coucher », ne se dirigent pas vers la chambre à coucher mais vers la salle de bains. J’ai recommencé à m’appliquer consciencieusement ces crèmes, éprouvant un désagréable picotement et obtenant un aspect peau rouge. Malgré la douleur, j’étais fière de découvrir par moi-même que la durée de vie des cosmétiques n’était pas éternelle.  Ce qui est tout de même étrange, des crèmes antirides qui prennent elles-mêmes des rides et des crèmes anti-âges qui prennent de l’âge. Mon premier geste beauté fut donc de mettre à la poubelle tout un assortiment de crèmes et soins de ma bonne résolution de l’année 2009.

Ce qui est vraiment agréable dans la résolution de devenir plus féminine, c’est l’idée qu’on va devoir dépenser une bonne partie de sa paye rien que pour s’entendre dire « Tu as bonne mine » mais ce qui est encore plus agréable, c’est l’idée que son amoureux va devoir dépenser une bonne partie de sa paye pour se sentir obligé de dire « Tu as bonne mine ».

C’est dans cette optique que j’ai fortement conseillé à mon mari de m’offrir des gants en cuir pour Noël, ce à quoi il m’a répondu qu’on ne pouvait pas acheter de gants de cuir sans les essayer au préalable, chose que j’ignorais. C’était sans doute son côté féminin qui parlait.

Avant Noël, j’avais donc des gants en laine avec des Hello Kitty en strass sur le dessus, des gants que j’ai portés deux fois; la première fois pour montrer à ma belle-soeur que son cadeau était à ma taille et la deuxième pour prouver à ma fille de 5 ans qu’elle avait la mère la plus cool du monde. Décemment je ne pouvais pas les porter car, à peine enfilés, j’avais envie de prendre une main pour étrangler l’autre.

Ma vie a changé, j’ai maintenant des gants en cuir, intérieur soie, jantes en alliage (là c’est mon côté masculin qui ressort). Le gant en cuir apporte une distinction naturelle car il nécessite maintes précautions. Par exemple, on ne peut pas se permettre d’utiliser la technique de la chaussette roulée pour enlever son gant en cuir comme on peut le faire avec un gant en laine, on est obligé d’aller tirer chaque doigt pour se désincarcérer. On fait de l’effeuillage sans le savoir et ça c’est sexy !

Entre vous et moi (mais ne le répétez à personne), pour le moment je n’ai pas encore ressenti une féminité exacerbée depuis que j’ai ces gants en cuir, en fait jusqu’à présent, c’est plus mon côté Dexter qui ressort. Quand je tape mon code de carte bleu avec mes gants, j’éprouve toujours un plaisir vicieux à l’idée qu’on ne pourra pas récupérer mes empreintes digitales. Quand je les enfile en insistant bien pour enfoncer entre les doigts, alors j’imagine peut être que la vieille dame assise en face de moi dans le métro prend peur et resserre un peu plus fort ses doigts sur la poignée de son sac à main.

Malgré tout, j’ai constaté en revenant au travail que j’avais pris la bonne direction avec ces gants en cuir puisque ma collègue modeuse et hyper féminine s’était faite offrir pour Noël … des gants en cuir, rouges qui plus est.

Demain, si j’ai le temps, je vous ferais une démonstration visuelle de tout ce que l’on peut faire avec des gants en cuir qu’on ne peut pas faire autrement et vous serez donc aussi intiment convaincus que moi que le gant en cuir c’est un peu la moufle de l’année 2012.

Comment survivre au surlendemain de cuite ?

janvier 2, 2012

Soyons précis, je ne parle pas des lendemains de cuite mais bien des surlendemains de cuite. Je voudrais m’adresser au plus grand nombre car pour les moins de 30 ans, les lendemains de cuite ressemblent à mes surlendemains de cuite vu qu’à mon âge, les lendemains de cuite restent des cuites dont je n’ai pas le souvenir.

Pour les plus de 30 ans, ce 2 janvier a donc toutes les caractéristiques d’un surlendemain de cuite pas très glorieux où l’esprit et le corps ne font plus qu’un, voire même la moitié d’un. On se rappelle vaguement que le 31 au soir on a abusé de champagne, de sauternes, de saint-émilion, de bourgogne, de champagne et de Get 27 (cherchez l’erreur) et que le 1er janvier on a tenté de refaire surface avec le thé spécial détox et le sérum lissant liftant offerts à Noël en faisant bien gaffe à boire le premier et appliquer le deuxième sur le visage et non le contraire.

Ce n’est que le lendemain du lendemain de cuite qu’on retrouve sa tête mais qu’on regrette de la retrouver vu qu’elle a décidé de danser le pogo pendant que notre estomac, lui, a choisi de jouer à la marelle.

Pas la peine de s’attarder trop longtemps sur les effets du surlendemain de cuite, rien que de les évoquer, je pourrais attraper un haut-le-coeur.

Je propose plutôt de nous pencher sur des solutions pratiques pour éviter le désenchantement des surlendemains de cuite.

Commençons par bien cibler le mal. Les esprits les plus obtus se contenteraient de dire qu’il suffit de ne pas boire et qu’ainsi on évite facilement les méfaits du surlendemain de cuite. Sauf qu’on évite de parler du vrai problème, à savoir le surlendemain de cuite, et non la cuite. C’est comme le nucléaire, le problème vient des déchets nucléaires et non du nucléaire et l’on pourrait l’appliquer à beaucoup d’autres sujets comme le chômage qui ne deviendrait plus un souci si on gagnait beaucoup d’argent à être sans emploi.

C’est donc bien le surlendemain de cuite qui est à éradiquer. Pour l’éviter, des professionnels de la cuite m’ont soufflé de leur haleine alcoolisée une solution de leur cru : continuer la fête. Si un surlendemain de cuite devient un jour de cuite alors tout devient plus simple mais honnêtement tout cela ne fait que reporter le problème et je ne peux décemment pas être saoule un jour de soldes au risque de revenir avec l’affaire du siècle soit 200 kg de moules hollandaises pour la modique somme de 250 euros en déclarant que “J’ai eu de la moule”.

Comme bien souvent, dans le cas de problème complexe, le mieux est de se tourner vers le monde scientifique qui a toujours une solution plus tordue à appliquer à une question apparemment simple. En agriculture par exemple, ils ont trouvé des solutions pour éradiquer des maladies et autres problèmes de maturité grâce aux OGM. Bon sang mais c’est bien sûr ! Pourquoi ne pas faire des humains des organismes génétiquement modifiés afin qu’ils ne vivent plus les surlendemains de cuite ?

D’où ma question : les plantes OGM résistent-elles mieux à l’alcool ?

2011 est mort, vive 2012 !

janvier 1, 2012

Je ne dérogerai pas à la règle et j’adresse donc à chacun d’entre vous mes meilleurs voeux pour l’année 2012.

J’espère que je n’ai oublié personne.

Souvenez-vous, en 2011, on aura eu les révolutions arabes, le mariage de Kate Middleton et du prince William, d’Albert II et de Charlène, de Kate Moss et de Jamie Hince, le tsunami du Japon et la catastrophe nucléaire de Fukushima, l’affaire DSK, la mort de Steeve Jobs, d’Amy Winehouse, de Ben Laden et du colonel Kadhafi, la faillite de la Grèce, le succès de Bref, les primaires socialistes, le gendre idéal Xavier Dupont de Ligonnes et l’élection de Marine Le Pen à la tête du Front National.

2011, une année bien pourrie quand même.

Heureusement les belges ont retrouvé un gouvernement, ce qui fait que d’une certaine manière l’équilibre mondial est respecté.

J’ai également une pensée émue pour les estoniens qui sont rentrés dans la zone Euro le 1er janvier 2011, qu’on pourrait dès lors proclamés peuple de la loose 2011.

D’un point de vue plus restrictif et personnel, j’ai vécu les mêmes déboires que le reste du monde et c’est donc avec une certaine excitation que j’accueille ce jour de nouvel an, enfin si je pouvais le voir vu qu’en ce moment même le brouillard le rend invisible.

Je ne dérogerai pas non plus à la règle et j’appose sur cet écran mes résolutions pour l’année 2012. Cette année j’ai décidé d’arrêter de fumer et de me remettre au sport ce qui, en termes de difficultés, reviendrait à apprendre le chinois et le hongrois avec un prof allemand.

Mais j’ai bon espoir.

L’année 2012 est aussi l’année de grands changements puisque j’ai décidé de devenir mon propre patron.

C’est mon côté estonien, je crois.

Créer son entreprise en 2012, c’est un peu comme demander la nationalité nord-coréenne dans l’espoir que le fils est mieux que le père, il faut être très optimiste, un peu fou et certainement crétin. En même temps, je ne suis encore qu’à lister tous les avantages de devenir ma propre hiérarchie. Par exemple, mon futur patron doit chercher ses enfants à 17 heures tous les soirs, du coup je vais pouvoir moi-même chercher mes enfants le soir à 17 heures sans que mon patron et mes collègues virtuels ne m’en tiennent grief.

Je listerai tous les inconvénients les 364 jours prochains.

Enfin cette année j’ai décidé de faire du community management, je vous invite donc à vous abonner à la newsletter de Demeninges pour ne manquer aucun des nouveaux articles.

Ah oui, merde ! J’ai pas de Newsletter !

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.