Allô Tatie, pourquoi tu blogues ?

2009 septembre 9
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par electromenagere

Je sais bien que le titre original est “Allô Tonton, pourquoi tu tousses ?” mais en ces temps de grippe H1N1, je ne cherche pas à me faire remarquer par les autorités. Si vous caftez, moi je dirais aux soudanais que cet hiver vous envisagez de porter des cuissardes alors bon …

Il n’existe pas de vaccin contre le virus du blog. Tu penses bien, pour trois clampins et deux ivrognes, on va pas commencer à investir le P.I.B des îles Samoa pour trouver un remède miracle. Sans compter que les blogueurs iraient jusqu’à demander à se faire sponsoriser pour être vaccinés.


Je blogue pour soutenir la liberté d’expression. Et aussi parce qu’il n’y a rien à la télé (mais si la série Melrose Place recommence, je ne réponds plus de rien)


Évidemment je blogue aussi parce que statistiquement j’ai plus de chances de devenir riche avec mon blog qu’avec la Française des Jeux. Et que l’on peut y réussir même avec un 90 A – (ce qui n’est pas mon cas bien sur, je ne fais que donner un exemple).


Accessoirement je blogue pour démontrer que la femme moderne peut avoir des choses intéressantes à dire.
Ne serait-ce que pour parler de ses enfants (ou du dernier magazine féminin).


Peut être que je blogue seulement parce que j’ai vu de la lumière. Et que j’ai peur dans le noir (et que l’ampoule de la veilleuse a claqué).

Cet article a été rédigé (avec quelques amis peintres) dans le cadre du concours de Oum qui fête le premier anniversaire de son blog “Un blog, Une maman” et qui a demandé de nous expliquer le pourquoi du comment de la genèse de ce blog.

Le premier jour du reste de sa vie.

2009 septembre 8
par electromenagere

Hamlet est une comédie à coté de ce que j’ai vécu et Shakespeare un boute-en-train .

En allant chercher ma fille dans son lit ce matin-là, je l’entendis déclamer :

Si mon heure est venue, elle n’est pas à venir ;
Si elle n’est pas à venir, elle est venue
Si mon heure n’est pas venue, elle viendra plus tard, inévitable.
Le tout est d’être prêt

Ce à quoi je lui répondis : “Oui bon ça va hein ! ce n’est que ton premier jour d’école. Tu vas pas non plus en faire une maladie.”

Bravant fièrement son destin, elle fit de son mieux pour faire bonne figure. J’ai cru que la morosité était passée à voir son entrain à découvrir les quatre murs de ses 3 prochaines années.

Puis elle découvrit son ennemie. Même classe, même drame qu’au jardin d’enfants.

Ôte tes doigts de ma gorge, je te prie.
Car bien que je sois ni hargneux ni violent,
J’ai cependant en moi quelque chose de dangereux
Que tu feras sagement de craindre. Ôte ta main !

Et cela se termina comme dans la pièce il fut prédit.

Ah ! si tu brailles, je rugirai aussi bien que toi.

On pourra toujours m’objecter qu’il est très malpoli de quitter la salle en plein milieu d’une représentation, je ne fus pas mécontente de pouvoir m’enfuir sur la pointe des pieds.

Sans applaudissements, l’émotion était trop forte.

A bout de souffle

2009 septembre 7
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par electromenagere

Pour raconter une histoire il est parfois nécessaire de révéler des bribes de sa vie privée comme d’avouer que tous les jours ouvrés de la semaine on écoute à 11 H Stéphane Bern.

C’est mon côté princesse de Monaco.

Et au retour de la pause déjeuner, si j’ai l’esprit bien éveillée, je prête mes oreilles à Patrice Gélinet pour 2000 ans d’histoire (l’émission radiophonique que j’aurais du écouter pendant mes études d’histoire mais que je préfère suivre maintenant que je les ai ratées).

C’est mon côté Alain Décaux (pour l’Histoire, pas pour les études ratées)

Ainsi vendredi ai-je appris, de la bouche même de Patrice Gélinet, que l’on fêtait les 30 ans de la mort de Jean Seberg. Et j’ai écouté.

C’est mon côté petit vieux qui lit la rubrique nécrologique.


Pour beaucoup d’entre nous, Jean Seberg est la jolie vendeuse américaine de journaux sur les Champs-Elysées, la petite amie d’un Belmondo voyou qui va payer le prix fort. En réalité elle était beaucoup plus que cela dans la vraie vie mais les oubliettes de l’histoire passant par là, il ne reste plus qu’un joli minois un peu triste.

Dans les années 60, Jean Seberg était la femme du romancier Romain Gary, de plus de 20 ans son ainé. Actrice comblée, elle a sans doute vécu ses plus belles années à ses côtés. Lors d’un tournage à Los Angeles, elle assiste à des émeutes raciales. De nature révoltée, Jean Seberg se met dès lors à soutenir publiquement les Black Panthers ce qui ne fut pas du goût du FBI, bien décidé à la neutraliser. C’est une véritable cabale qui est organisée contre elle : les propositions de films se font plus rares et Jean le vit mal.

L’horreur atteint son paroxysme en 1970 : alors enceinte de sept mois et divorçant de Romain Gary, on l’accuse d’avoir eu une liaison avec un des membres des Black Panthers qui serait le père de ce futur enfant “café au lait” (terme employé par la presse à l’époque). Elle fait alors une grave dépression ce qui conduit à l’accouchement prématuré de sa fille qui meurt deux jours plus tard. Elle ne s’en remettra jamais.

D’aventures malsaines (amants qui lui soutirent de l’argent et qui la battent) en problèmes de drogue et d’alcool, la vie de Jean sombre inexorablement. Pour finir par une fin plus que sordide : disparue le 30 août 1979, elle est retrouvée morte huit jours plus tard à l’arrière d’une voiture à deux pas de chez elle, enroulée dans une couverture. Selon l’autopsie, sa mort est la résultante d’une prise d’alcool et de barbituriques. On conclua au suicide mais la thèse de l’assassinat est toujours d’actualité.

“Dégueulasse ? Ca veut dire quoi dégueulasse ?” se demandait-elle à la fin du film A bout de Souffle.

Ca veut dire qu’ils ne t’ont pas épargnée.

Vous pouvez encore écouter cette émission jusqu’à jeudi prochain sur France Inter.


La mère, l’objectif de la vie

2009 septembre 6
par electromenagere

Retour d’une rubrique qui a fait les beaux jours de ce blog (le 10 février 2009, y’en a eu qu’un en réalité).

Avant, quand on avait pas d’enfants, on était libres. Libres de partir avec son amoureux en septembre, dans des contrées lointaines et si possible exotiques, sans se soucier de la couche et du gîte. L’aventure, c’est l’aventure qu’on hurlait. Remarquez qu’avant d’avoir des enfants, on pensait que c’était ça l’aventure. Ah ah ! Je me marre !

Les rizières à Bali, les chais à Porto, le parc Güell à Barcelone, l’opéra à Palerme, et même le mur de Berlin, que de souvenirs inoubliables … et de photos ratés !

On va dire que je ne suis jamais contente mais admettez que partir à deux complique sérieusement la prise de photos parce qu’on veut toujours faire la carte postale d’amoureux devant le panthéon, le dôme, l’église, sur le pont, dans l’eau, en terrasse. On veut immortaliser ces instants de bonheur (vu qu’on sait qu’un jour on aura des enfants).

On a trois solutions dans ce cas : le retardateur, au risque de se faire faucher son dernier reflex (je rappelle qu’on a pas d’enfants donc de l’argent, une histoire de vases communicants), l’autoportrait mais on a jamais le bras assez long pour prendre le paysage d’arrière-plan et enfin le quidam, celui qui passait par là, qui ne demandait rien à personne et qui se retrouve à improviser sur un appareil photo qu’il ne maîtrise pas le moins du monde.

D’où la photo pourrie voire même super pourrie. En général on n’est pas étranger à ce carnage parce qu’on s’est contenté de dire au quidam :

“Juste peush the boutton”
(ben non, un reflex à plus de 500 euros, c’est pas juste “juste peush the boutton”, on le sait pourtant)

On veut pas trop embêter le quidam évidemment. Surtout que, si ça se trouve, il s’est fait larguer la veille et que nous on lui demande de regarder dans un viseur et en plan rapproché l’amour incarné. Ce qu’on peut être cruel parfois !

D’où l’ultime solution : faire un ménage à trois.

Avec un enfant évidemment, bande de vicelardes !

Certes l’apprentissage est long. Au début on commence comme avec le quidam :

“Bouton … Pousse là … Oui … oui … Non …. Non ! Pas par terre !”

Et puis on a le même résultat qu’avec le quidam : des photos pourries.

Baiser de lHôtel de Ville

Baiser de l'Hôtel de Ville (ou Macadam de l'Hôtel de Ville)

Mais on a par contre quelque chose qu’on aura jamais avec le quidam : un nouveau sujet.

Candy Wall

Candy Wall

J’ai lu Grazia pour vous

2009 septembre 5
par electromenagere

Mais vraiment pour vous. Pour vous faire plaisir. Et aussi parce qu’on me l’a prêté et que j’ai oublié mon livre haletant au bureau.

Non je ne cherche pas d’excuses. J’assume totalement. Tant qu’on ne m’oblige pas à acheter les autres numéros.

Il paraît qu’en France, selon Le Monde, le marché des hebdomadaires féminins se partage entre Elle et Femme Actuelle. C’est dire si la femme française doit choisir son camp : fashionita ou femme au foyer, Louboutin ou Swiffer, Ibiza ou La-Baule-les-Pins. Comment ça je schématise ? Evidemment que je schématise, croyez pas que je vais passer ma journée à disserter sur Paysage et diversité de la femme française au 21ème siècle d’après la presse hebdomadaire féminine ? Comme si j’avais le temps de passer un DESS de sociologie aujourd’hui.

Grazia apporte un peu d’air frais. Il a au moins le mérite de faire un peu bouger les choses, au moins le comptoir des magazines. C’est qu’il faut lui faire de la place.

Côté intérieur, qu’est-ce qu’on trouve ? Clairement une mise en scène à l’anglaise, avec des photos de people, beaucoup de photos de people, trop de photos de people.

Et puis celles qu’on retrouve dans les autres magazines. Enfin pas trop dans Femme Actuelle en fait.

Chloë Sevigny, l’icône de la mode qui rassure. Oui parce que moi aussi un jour je pourrais devenir une icône de la mode si je fais pas gaffe. Ils ont même réussi à nous la refourguer dans les pages décoration.


Agyness Deyn, l’autre icône de la mode qui rassure dans son improbabilité. Tous les matins Agyness doit se poser cette question devant sa penderie “Quels vêtement/sac/chaussures ne vont à priori pas ensemble ?”. Bingo Agyness !


Au moins je ne me sens pas perdue dans Grazia, y’a comme un air de salement déjà-vu, déjà-revu et déjà re-revu.

Il y a 180 pages dans ce magazine et pourtant il manque une chose essentielle, primordiale, un peu comme un violon sans archet.

Ils sont où les journalistes ?

Se tailler un costume (de grossesse)

2009 septembre 3
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par electromenagere

Si j’avais voulu faire fuir mon lectorat masculin que je n’ai pas, je ne m’y serais pas prise autrement mais – que voulez-vous – mes idées d’articles ne sortent pas de la cuisse de Jupiter (surtout que ça doit être plein de graisse là-dedans) et parler de grossesse sera donc mon sujet de prédilection durant les prochains mois. En espérant que mes lecteurs virtuellement virils ne m’en tiendront pas rigueur.

R.I.P femme indépendante et intellectuellement active.

Maintenant que l’ancienne Electroménagère est six pieds sous terre, saluons la nouvelle, celle qui a des préoccupations saines et biologiquement responsables (au contraire de l’ancienne qui se disait qu’au prochain paragraphe, elle irait s’en griller une)(argh !).

Premier problème d’une longue liste :

Elle, cest simple, je la hais

Elle, c'est simple, je la hais

On voudrait nous faire croire que la femme enceinte est remplie de bonnes intentions, toute en bisounourseries et marshmallowsettes, qu’il suffit d’une petite graine dans son ventre pour qu’elle devienne guimauve.

Si je deviens guimauve c’est juste au niveau des fesses alors. Parce que la tête n’a pas renoncé aux mauvaises pensées (déjà que j’ai arrêté de boire, on va pas non plus me demander d’arrêter de médire).

Donc voilà, la femme au-dessus, je la hais. Ainsi que celle qui osera me dire en commentaires qu’elle n’a pris que 10 kilos pendant sa grossesse.

Oui je sais, on est pas pareilles, nos corps sont différents. Ils ne réagissent pas de la même façon, même d’une grossesse à l’autre, ça peut changer du tout au tout. Et puis si on se ressemblait toutes, ce serait triste. Ce qu’il y a de beau c’est la diversité. Et d’abord ce qui est important ce de faire un joli bébé.

Bla bla bla.

M’en fous. Je demande pas à ressembler à Claudia Schiffer, je demande à pas ressembler à Dumbo. Nuance.

Surtout que je venais de me réabonner à Elle. pour ce que ça va me servir maintenant. Mais faisons contre mauvaise fortune adipeuse bon coeur. Je vais bien trouver dans les indispensables de la saison automne-hiver 2009 quelques fripes assimilables à la femme enceinte.

Le fluo. On va éviter. Pas envie qu’on me demande si je suis sûre qu’il y en ait bien qu’un dans mon ventre.
Le cuir. Le problème sera pas de le mettre mais de rentrer dedans.
Le costard. Manque plus que les bretelles et je ressemblerais à pépé.
La fourrure. Si ça amuse quelqu’un de se faire traiter d’abominable homme des neiges. Moi je passe mon tour.
Le pantalon pied-de-poule. En parfaite adéquation avec mes futures cuisses de dindon.
Le short. On pensera que je me promène en culotte.
Les cuissardes. J’imagine la tête du gynéco. Au moins ça ferait rire.
L’asymétrie. Malheureusement pour moi ce sera la symétrie : gros en haut et gros en bas.
La ceinture sur le manteau. C’est bien ma veine, fallait que ça tombe cet hiver cette tendance.
La combinaison sarouel. Ké ? Gni ? Comprend pas.
La panthère. Pour qu’on me demande de combien est ma portée.
Le body.
Ça pour être un body, j’en serais un de body.
Le corset. Il va finir enroulé autour de mes aisselles.

Ouaip. Ouaip. Ouaip.

Me reste quand même.

Les mocassins. Parce que mettre autant de poids sur des talons aiguilles, c’est pas raisonnable. Question d’équilibre.
La parka. Surtout si elle est version camouflage.
La veste d’homme, comme le jean de son boy-friend. Tout ce qui a trois tailles de plus que la nôtre en général.
Le poncho.
Au moins y’a pas de boutons à fermer.
La cape. Même combat.
La grosse maille. Tout ce qui commence par gros ou grosse sera mon ami ses six prochains mois.

On dirait que je suis à la fin de mon article, qu’en récompense je vais pouvoir savourer une cigarette sur ma terrasse. Bon. Une barquette à la fraise fera l’affaire aussi.

L’arrière été

2009 septembre 1

Cet été j’ai lu un livre, ça s’appelle “L’arrière-saison” de Philippe Besson


L’écrivain se plonge dans le tableau d’Edward Hopper intitulé “Night Hawks”, il souhaite écrire l’histoire de cette femme à la robe rouge et de son compagnon de bar : Que peuvent-ils se raconter ? Philippe Besson imagine que ceux sont d’anciens amants se retrouvant pour la première fois.

A la base la mélancolie c’est pas mon truc, faut voir comme je ne me retourne jamais dans un escalator d’aéroport et comme je n’ai plus de nouvelles de mes ex. Ma non propension à verser dans la mélancolie doit expliquer mon aversion pour Facebook : revoir les miteux de mon enfance ? Merci, très peu pour moi !

Avec Philippe Besson, j’ai eu le droit à 191 pages d’analyse de sentiments sur ce qu’on a aimé et perdu, puis retrouvé. Aussi clair pour moi que la chaîne Bloomberg. Remarquez que cette lecture a permis de rendre mon arrière-été, mes derniers jours de vacances, un peu plus longs que d’habitude. C’est l’intérêt de l’ennui, il a le pouvoir d’arrêter le temps. Et quand c’est juste avant la reprise, on y gagne.

Mais revenons au tableau. Moi aussi j’ai envie de jouer comme Monsieur Besson.

Night Hawks

Night Hawks

On va dire que je suis la femme en rouge (je suis sur mon blog, je suis la vedette), vous êtes le mec en costard à côté de moi et le barman, c’est le barman. On commence ?

Vous : “Oh ! Salut Brenda ! (merci du prénom, vous auriez pu en trouver un autre) Dis donc, ça fait une paye qu’on t’a pas vu traîner dans le coin ?”
Moi : “T’as raison Robert ! (vengeance) Mais peut être que j’avais mieux à faire ailleurs. Drôle d’idée d’avoir rebaptisé l’endroit Phillies, la blogosphère ça parlait plus à personne ou quoi ? Et puis Phillies, ça fait un peu Syphilis. Pas étonnant qu’il y ait aussi peu de visiteurs en ce moment”
Vous : “Ah, ah Brenda ! je reconnais bien là ton humour légendaire ! Mais dis-moi, on parle, on parle et pendant ce temps là on trinque pas à nos retrouvailles. Qu’est-ce que je t’offre Brenda ? Un gin ananas, un porto 20 ans d’âge, une bière belge, un bloody mary ?”
Moi (m’adressant au serveur) : “Un thé glacé ça ira, merci”
Vous : “Qu .. Qu .. Brenda ? Un thé glacé ? Mais qu’est-ce qui s’est passé pendant les vacances ? T’es allée faire la Thalassothérapie à Saint-Malo et ils en ont profité pour te laver le cerveau ? Et d’ailleurs, maintenant que j’y pense, tu fumes plus non plus ? Oh merde Brenda, ils t’ont fait quoi ces bâtards d’aoûtiens ?”
Moi : “Va savoir … J’ai presque même envie de gerber”
Vous : “Oh merde Brenda, me dis pas que … c’est pas vrai … t’es pas enceinte quoi !”
Moi : “J’admire ton sens de l’observation Robert, t’as pas remarqué que ma silhouette légendaire avait pris un coup dans l’aile. Tu me déçois Robert, tu me déçois.
Vous : “Bah non Brenda. En tout cas, toutes mes félicitations. Et tu connais le sexe ?
Moi : “Robert, ça me parait être une proposition tout à fait déplacée vis-à-vis d’une femme enceinte. Evidemment que je connais le sexe sinon comme voudrais-tu que je tombe enceinte ? Bon Robert, c’est pas tout ça mais j’ai aussi une vie en dehors du Phillies et de toute façon on se revoie demain. Bye Robert !

Les retrouvailles, l’annonce, ça c’est fait. Quand je vous disais que j’étais pas une sentimentale.

Twilight : les vampires c’est pas ce que vous croyez !

2009 juillet 24
par electromenagere

Ne me demandez pas comment j’ai pu me retrouver hier soir en possession du DVD de Twilight. Tout ceci fait partie de ma vie privée et doit rester de l’autre côté de la blogosphère (la face cachée).

Ne me demandez pas comment j’ai pu le regarder. En fait si, vous le pouvez, j’ai juste appuyé sur la touche Play de mon lecteur de DVD.

Alors comme ça les jeunes filles s’amourachent dorénavant des vampires ? Après les bluettes, voici les noirettes.

Honnêtement je préférais l’époque prince charmant : le prince Philippe avait l’avantage d’être de bonne famille et puis on avait pas peur de l’embrasser sans y laisser la vie.

Surtout que vivre avec un vampire implique quand même de nombreux désagréments. Je dois vous mettre en garde.

Edward Cullen, le vampire de Twilight, est un vampire atypique. Ne vous fiez pas à son apparence, tous les autres ont plutôt cette gueule là.


D’un coup ça donne moins envie n’est-ce pas ? Même pas du tout je dois dire. Autant se taper un loup-garou.

Vivre avec un vampire nécessite aussi de passer le reste de sa vie dans une contrée humide où le soleil fait de timides apparitions. Oubliez les vacances aux Seychelles au bord de la plage avec votre beau vampire, au mieux vous pourrez espérez une randonnée dans les forêts norvégiennes. Etes-vous réellement prête à ne plus jamais bronzer de votre vie et à ce que vos amis vous disent continuellement “Tu sais que t’as pas bonne mine toi ?

Niveau culinaire, n’en parlons même pas. Même si votre vampire est végétarien (c’est à dire qu’il ne boit que du sang d’animal, bravo le végétarien soit dit en passant), il vous faudra supporter de manger toute seule.Finis les dîners aux chandelles ! Supporterez-vous de voir votre petit ami boire au petit déjeuner un smoothie de sang chat-rat devant vous sans avoir envie de dégobiller ? Remarquez que pour lui rendre la monnaie de sa pièce, il vous suffira de déguster un bon aïoli.

Ne comptez évidemment pas sur lui pour vous réchauffez. Les pieds froids d’humain dans le lit c’est de la gnognotte à côté d’un corps de vampire. D’un autre côté, j’avoue qu’en temps de canicule, un vampire dans le lit peut se révéler très utile. L’hiver par contre, le calin aura du mal à faire monter la température.

Le vampire est vieux, plusieurs centaines d’années, alors il a des goûts de vieux. Il vous emmènera à un concert d’un jeune musicien de talent : “Beethoven tu connais ?”. Attendez-vous à vous emmerder quoi !

Vos albums photos seront tristes à mourir : vous devant la Tour Eiffel, vous à la fête de Munich, vous à Barcelone, etc. Un vampire, ça ne se photographie pas !

Le mariage à l’église vous pouvez oublier. Parce que vous imaginiez que par amour pour vous il mettrait un pied dans ce bâtiment de l’horreur ? Naïve va !

Il ne vous tiendra pas la main lors de vos accouchements. Vous rigolez ou quoi ? Tout ce sang, ça va lui tourner à la tête !

On vieillit mais pas lui. Ce qui déjà avec un homme banal peut être embarrassant (la crise de la quarantaine, le mari qui se barre avec une jeunette) devient très problématique avec un vampire. A 25 ans, il trouvera que votre peau se flétrit, que vous commencez à vous laisser aller, que vos seins n’ont plus la même fermeté, etc. Ne pensez pas qu’avec un vampire, l’amour est éternel. Avec un vampire, l’éternité, c’est cinq ans, tout au plus.

Voilà une liste non exhaustive des inconvénients à vivre avec un vampire. Même beau.

Plus sérieusement on peut s’interroger sur cette “nouvelle” passion sur les vampires. Que le règne du prince charmant s’éteigne n’est pas en soi une mauvais chose, trop charmant pour être honnête et surtout réaliste. Le vampire a cet avantage de démontrer que les histoires d’amour sont faites de compromis. Plus ou moins supportables.

Mais. Parce qu’il y a un mais. Alors que le prince charmant promettait un “Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants”, le vampire de Twilight n’offre qu’un “Ils vécurent malheureux, incompris de tous et durent s’enfuir continuellement”. Cela signifie t-il que les jeunes filles en fleur se passionneront bientôt pour les hommes solitaires en marge de la société qui ne feront pas le bonheur de leurs parents ? J’espère que non.

En attendant, si vous avez des filles, pensez quand même à accrocher une croix à l’entrée de votre maison. On ne sait jamais.

C’est grave docteur ?

2009 juillet 23
par electromenagere

Hier j’ai lu un livre, ça s’appelle “Les lois de la gravité”

D’abord, je m’excuse Jean mais on ne dit pas les lois de la gravité mais la loi de la gravitation. Faudrait voir à pas confondre. Ou a mieux écouter les cours de physique.

La loi de la gravitation ressemble à ça.


Donc à rien en fait. Elle a été découverte par Newton, un geek du 17ème siècle.

Les lois de la gravité, c’est autre chose. Ca ressemble plus à ça.

“Il y a quelques années, la police est venue à mon domicile pour enquêter sur la mort de mon mari. Ils en ont conclu à un suicide. Eh bien, ce n’est pas vrai. C’est moi qui l’ai poussé du onzième étage.”
Les lois de la gravité, page 12.

Notez de suite la différence de style entre Newton et Teulé. Si la compréhension du premier nécessite quelques savoirs, faut pas avoir reçu une pomme sur la tête pour saisir ce que veut dire le deuxième.

Attraction universelle. Exact contraire du film Garde à vue de Claude Miller, ici c’est au flic de vouloir démontrer l’innocence de l’assassin qui souhaite absolument se dénoncer. Exact contraire aussi de Secret Story, ici on ne souhaite pas découvrir le secret de cette femme qui avait toutes les raisons de se débarrasser de son mari. Les lois de la gravité est un face-à-face entre un jeune flic paumé et une meurtrière venue se rendre quelques heures avant qu’il y ait prescription. Ces deux-là se sont trouvés, deux désabusés qui, le temps d’une soirée, ont enfin une mission cruciale à mener. Ils vont d’ailleurs tellement bien ensemble que le lecteur pourrait se sentir de trop, comme si l’on assistait à une discussion en langue étrangère. Dommage car le thème de la culpabilité est intéressant, tout comme le poids du secret mais on a déjà Crimes et Châtiments dans ce domaine, insurpassable.

Plus dure sera la chute. Pas besoin de se jeter du quatrième étage pour deviner la douleur physique à l’atterrissage. Ni ce que ça doit être moche à voir. Membres disloqués, fractures apparentes, éclaboussures de sang, le défenestré n’a aucune chance de remporter le concours de Mister Trépassé. La chute du roman est de même facture : un peu sens dessus dessous ( ou organes dessus dessous). A tel point qu’on ne sait plus très bien comment remettre les pièces du puzzle pour y comprendre quelque chose.

Un mot sur le style quand même. Je ne parlerais qu’en présence de mon avocat.

Cette critique, qui fut douloureuse pendant la rédaction,  a été rédigée dans le cadre du Prix Littéraire des blogueurs George Sand.

Les citations des grands de ce monde

2009 juillet 20
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par electromenagere
Ce WE, une vision de billet mest apparue

Ce WE, une vision de billet m'est apparue

Jésus a dit : “J’ai les pieds sales, je devrais les laver”

Charlie Chaplin a dit : “Demain je me coupe la moustache”

Staline a dit : “Entre nous, j’aime pas la couleur rouge”

James Dean a dit : “Je suis un très bon conducteur”

Merlin l’enchanteur a dit : “Il est pas un peu con Arthur ?”

Garcimore a dit : “Un jour j’arriverais à me faire disparaître”

Elvis a dit : “Fuck me tender, fuck me true”

Séguéla a dit : “Vous me faites un prix pour cette Rolex ?”

Michael Jackson a dit : “Je ne me sens pas très bien, je crois que je vais me faire porter pâle”

Bernadette Soubirou a dit : “J’adore les champignons hallucinogènes”

Proust a dit : “J’espère qu’ils se feront autant chier à le lire que moi à l’écrire”

Patrick Juvet a dit : “Ou sont les toilettes des femmes ?”

Simone de Beauvoir a dit : “Jean-Paul, j’en ai marre de tes chaussettes sales qui traînent partout !”

Dalida : “Tu crois que les gens ont remarqué que je louchais ?”

Comme quoi, même les grands de ce monde ont des coups de mou parfois !