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Pourquoi ce sera toujours de ma faute

septembre 26, 2012

Avec les enfants, rien n’est jamais gagné d’avance. A la manière des vases communicants, un problème d’enfant est-il à peine résolu qu’automatiquement un nouveau souci fait son apparition. Pourquoi a t-il décidé, du jour au lendemain, que la peau du poulet est plus néfaste qu’un disque de Lagaff’ ? Mystère …

Un problème d’enfant n’est jamais un problème enfantin.

Quand il s’agit de poser des questions, les enfants son plus coriaces qu’un journaliste en manque de scoop. Sans compter qu’ils ne redoutent jamais la question qui fâche comme « Maman, pourquoi t’as un gros bouton sur le menton ?« .
Ca, pour poser des questions, ils sont fortiches mais quand il s’agit de répondre aux nôtres, bizarrement vous redevenez nullipare (comprenez, il n’y a plus personne).

Et quand on les presse pour obtenir autre chose qu’un « Je ne sais pas« , ils se mettent à pleurer ce qui fait de nous des injustes tortionnaires.

J’ai vécu l’expérience récemment avec ma fille qui rentrait au CP. Alors que la maternelle se passait sans problème, l’entrée au CP s’est transformée en épreuve de force. Chaque matin, il fallait la laisser en panique et pleurs dans la cour de son école mais le soir venu, lorsque je tentais de comprendre ce malaise, je n’obtenais que des réponses vagues et un désintérêt total.

C’est là que le cerveau détraqué de mère se met en route : on se dit qu’on a du louper quelque chose, un évènement mal maîtrisé. Pire, que si l’enfant n’arrive pas à exprimer verbalement son problème, c’est qu’il est bien plus grave qu’on imaginait. En y repensant, l’ATSEM de GS n’avait-il pas un regard pervers ou peut-être est-ce ce pigeon mort rencontré sur le chemin de l’école le mardi 13 octobre 2010 ? Et peut-être même que le pigeon mort avait le même regard que l’ATSEM.

Les interroger est peine perdue et puis, au fond de nous, on connait déjà le coupable. Si les enfants étaient réellement honnêtes, ils auraient le courage de nous dénoncer avant que l’on s’épuise moralement à faire notre auto-critique.

Lorsque cet épisode malheureux d’école est survenu, on m’a parlé de la peur de la séparation, sous-entendu qu’elle était de mon fait et que l’enfant ressentait ma propre peur. Etant donné que je danse le sirtaki tous les matins en quittant ma progéniture, je ne comprenais vraiment pas pourquoi ça pourrait être de ma faute.

On leur offre la vie, la plus belle chose qui soit, et en échange on reçoit un sentiment de culpabilité permanent et plus qu’angoissant. C’est comme si, invités chez des amis, on arrivait avec un joli bouquet et que la maîtresse de maison nous les jetait à la figure avant de nous claquer la porte au nez.

A part ça, c’est chouette d’avoir des enfants.

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11 commentaires leave one →
  1. septembre 26, 2012 12:21

    idem! en ce moment mon fils dort mal, du coup je me pose des milliards de questions, en plus il me dit lui qui aimait tant l’école qu’il ne veut plus y aller! sauf que… hier malade j’ai téléphoné à l’école pour les prevenir qu’il n’irait pas et là, surprise, il pleurait parce qu’il voulait y aller!!

  2. septembre 26, 2012 1:32

    Comme je te comprends ! Ta comparaison finale est plutôt drôle (et réaliste malheureusement !). Bon courage à toi !

  3. septembre 26, 2012 5:03

    Je casse l’ambiance si je dis que ça ne s’arrange pas quand ils grandissent ? 😉

  4. septembre 26, 2012 6:08

    Ah, la culpabilité maternelle, si elle n’existait pas il ne faudrait surtout pas l’inventer celle-là !!

  5. electromenagere permalink*
    septembre 27, 2012 10:56

    @Lili
    Tu as fait le job, à lui de faire le sien maintenant ! 🙂

  6. electromenagere permalink*
    septembre 27, 2012 10:57

    @Alameresi
    Je te retourne le courage dans ce cas 😉

  7. electromenagere permalink*
    septembre 27, 2012 10:58

    @Leonie
    Tu sais, ca fait longtemps que j’ai plus d’espoir 🙂

  8. electromenagere permalink*
    septembre 27, 2012 10:59

    En même temps, ca faisait faire des choses biens comme d’accompagner sa fille à la gym alors qu’il pleut des cordes et que tu veux mais vraiment pas sortir !

  9. septembre 27, 2012 11:31

    essaye une autre danse que le sirtaki ? bon ok je sors…

  10. electromenagere permalink*
    septembre 27, 2012 11:57

    Je veux bien essayer toute sorte de danse, je suis pas à ça près !

  11. Moon permalink
    mai 7, 2013 10:51

    Tu écris vraiment très bien. j’aimerais bien savoir ce qu’elle avait ta puce et si ça s’est résolu… J’ai un peu la meme chose avec mon fils d’un peu plus de 3 ans qui hurlent et nous rejettent certains soirs… jusqu’à ce calmer et ne nous livrer qu’un « je sais pas »….

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