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Fête des mères et mère défaite

juin 1, 2011

Un jour de fête et 364 autres jours où ce sera ta fête.

La semaine dernière alors que je contemplais mon calendrier de la Poste (j’essaie d’arrêter la télé), je me suis fait deux réflexions et les ongles :

1. Les chats sont des branleurs, les chats travaillent à la Poste donc ceux qui travaillent à la Poste sont des branleurs.
2. Dimanche on fêtait les mères. Par souci d’équité, je demanderais bien à ce que l’on fête également les suicidés. Tant qu’à célébrer les louanges de gens qui ont fait une connerie, autant commencer par ceux qui l’ont faite parce qu’ils allaient mal et non par ceux qui l’ont faite parce qu’ils allaient bien.

Alors que je tentais de changer les pages du calendrier avec la télécommande (le sevrage est difficile) et que j’en étais là de mes réflexions et de mon sixième ongle, ma fille, ma jolie connerie à moi, me déclama sans rougir la poésie suivante :

Maman, Devine ce que j’ai caché
Un câlin pour ta main
Un baiser pour ton nez
Et plein de fleurs pour ton coeur

Croyez-moi j’ai pleuré. Des rimes aussi pauvres, ça ne se fait pas !

Dans le but d’exorciser le mauvais esprit qui venait de s’emparer de ma fille, je pris alors mon exemplaire des Fleurs du Mal pour le dresser devant elle :

Ma chérie, vois-tu ce que j’ai entre les mains ? Ceci est ce qui va nous sauver des dix prochaines fêtes des mères, surtout que Baudelaire et fête des mères ça rime ! (les rimes pauvres ne s’appliquant qu’à l’Éducation Nationale)

Influencée par le calendrier de la Poste (n’étais-je pas en train de remplacer une addiction par une autre ?), je lui fis donc apprendre la première strophe d’un poème de Baudelaire intitulé Le Chat. Et pour rendre tout cela plus personnel car il s’agissait bien de ma fête des mères et non de la fête de la mère à Baudelaire, je lui proposais de modifier ce poème selon son imagination.

J’obtins donc cela :

Viens mon beau chat sur mon coeur amoureux
Viens mon beau chat sur toute la vie
Reste avec moi
Puisque tu es aussi beau
Je te mets un chouchou sur la tête
Et je te fabrique une belle maison ma princesse

Heureusement Baudelaire est déjà mort et mon amour maternel a déjà connu des épreuves bien plus difficiles. Et puis finalement pourquoi tous ces récitations, tous ces poèmes appris par cœur alors qu’il me suffit de les regarder, mes enfants, mes jolies conneries à moi, pour que tout devienne poésie ?

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5 commentaires leave one →
  1. juin 1, 2011 10:47

    Baudelaire, c’est beau, c’est vrai… A cette époque-là les chats ne travaillaient pas à la poste !!
    Mais.. Baudelaire c’est pas notre connerie à nous !

  2. electromenagere permalink*
    juin 1, 2011 10:53

    @Purplenessa
    Qui sait si ton enfant n’est pas le futur Baudelaire ? 😉

  3. juin 1, 2011 11:21

    J’aimerais bien !!!

  4. juin 4, 2011 6:32

    Quel joli poème que t’a fait ta fille.
    Bon c’est sûr ce n’est pas du Baudelaire, mais ça met du baume au coeur 🙂

  5. juin 9, 2011 10:42

    Ca me rappelle un sketch de Desproges, à base de poème de fête des mères « Je m’appelle Perrine, j’aime ma maman, elle est dans la marine, c’est emmerdant ». Tu connais ?

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